TOURISME

A la découverte du plus beau pays du Monde

Quatrième étape : Le Loir-et-Cher ... la suite

Quittons Lavardin pour nous rendre à Vendôme.
Sur la route du plus beau pays du monde, les paysages de la campagne se succèdent et apparaissent les Coteaux du Vendomois où se trouvent plusieurs vignobles et domaines proposant à la dégustation des vins de pays (à consommer avec modération.)
La Coopérative La Cave du Vendômois et celle des Caves de la Berthelotière à Villiers-Sur-Loir. Le Domaine Brazilier et celui de La Gaudetterie, les caves aux Caux à Thoré-la-Rochette. Le vignoble de la Pente des Coutis à Vendôme.

Les coteaux du Vendômois © Vendôme Tourisme

Une fois dans la cité, ville ancienne et médiévale, classée d’art et d’histoire, dirigeons-nous vers la chapelle Saint-Pierre-de-la-Motte, ancien prieuré érigé sur une motte (elle serait du XIe siècle), et ensuite aller se balader au parc Ronsard et ses arbres centenaires, ses fresques florales, avant d’aller admirer les façades et le parc de l’ancien collège des Oratiens, dont nous avions parlé dans la première partie lorsque nous étions passés à Montoire-sur-le-Loir. Fondé par le Duc César de Vendôme début du XVIIe siècle, le site fut tour à tour collège militaire, collège Royal, Lycée Royal, lycée impérial pour devenir le lycée Ronsard, et de nos jours l’Hôtel de Ville. Plusieurs personnes célèbres y ont été scolarisées à travers les siècles, dont Honoré de Balzac qui y évoque sa scolarité dans l’ouvrage Louis Lambert.
« Situé au milieu de la ville, sur la petite rivière du Loir qui en baigne les bâtiments,
le collège forme une vaste enceinte soigneusement close où sont enfermés les
établissements nécessaires à une institution de ce genre : une chapelle, un théâtre,
une infirmerie, une boulangerie, des jardins, des cours d’eau. Ce Collège, le plus
célèbre foyer d’instruction que possèdent les provinces du centre, est alimenté par
elles et par nos colonies. L’éloignement ne permet donc pas aux parents d’y venir
voir souvent leurs enfants. La règle interdisait d’ailleurs les vacances externes. Une
fois entrés, les élèves ne sortaient du collège qu’à la fin de leurs études
 ».

Vendôme, ancien Collège des Oratoriens © Cyril NOURRY

Non loin de là, l’église de la Madeleine (XVe siècle), la chapelle Saint-Jacques de style gothique (XIIe-XVe-XVIe siècle) qui sert aujourd’hui pour divers événements culturels (concerts, expositions.) Allons à la tour de l’Islette, reste des fortifications érigées au XIIe siècle, puis jusqu’à la porte d’eau (XIIe, déversoir XIVe siècle), et continuer vers la sublime Abbaye de la Trinité, de l’église romane à l’Abbaye de style gothique (construction et modification du XIe au XVIe siècle, ainsi que restauration au XIXe) nous ne pouvons que l’admirer. Tout comme ses fresques romanes (XIe-XIIe siècle) dans la salle capitulaire (XIVe siècle) et ses vitraux, dont le plus précieux se trouve dans la chapelle d’axe et daterait du XIIe siècle (vers 1138.) L’abbaye comprenait plusieurs dépendances qui furent un temps utilisées comme caserne militaire. Cour du Cloître, une partie des anciens bâtiments abrite le musée de Vendôme et son centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine situé au rez-de-chaussée, où vous pouvez grâce des outils numériques, vous renseigner sur l’évolution urbaine et patrimoniale de la ville. Mais aussi parcourir les différentes salles et leurs collections permanentes et expositions éphémères qui s’étalent sur trois niveaux et vous enchanteront par leur diversité : arts religieux, arts traditionnels, mobilier, peintures… (Programme des expositions sur le site internet du musée. Le musée de Vendôme )

Vendôme, Abbaye de la Trinité. Manfred Heyde & vitrail roman de la Vierge en majesté. (Wikimedia Commons)

A quelques rues de là, se trouve le grand manège, qui faisait partie des anciens bâtiments militaires, dans le quartier Rochambeau réaménagé (non pas sans sacrifices, plusieurs anciens bâtiments ont dû être rasés) afin de redonner vie au quartier en y soutenant les commerces et les activités culturels. Pour exemple, Louis Vuitton qui y a implanté son pôle d’excellence des cuirs précieux, avec dans l’optique la création de 180 emplois, et le studio de réalisation de films d’animation Ciclic Centre-Val de Loire et sa plateforme pédagogique Upopi qui propose des ressources pour faire de votre été un temps de partage de connaissances et d’initiation de savoirs pour tous les âges.

La Brasserie Guillaume - bières 1515 - Cour-Cheverny.
Originaire du Nord, son brasseur et gérant, Guillaume Leclercq a d’abord exercé comme œnologue pendant douze ans dans différents vignobles de France.

Prenons à présent la rue du Change, pour nous dégoter une terrasse sympathique où nous poser afin de goûter aux spécialités du terroir. Siroter une des variétés de la bière 1515 de la Brasserie Guillaume qui avait aussi créé une gamme bière de Ronsard, ou bien un verre de vin ligérien des coteaux du Vendômois pour accompagner un pavé de chevreuil aux champignons, un Pot-au-feu du braconnier, un croustillant de poisson d’eau douce, une tartine solognote de poisson, une carpe à la Chambord, une terrine forestière, un lièvre confit, des asperges blanches de Sologne au chèvre, une andouillette de Mennetou-sur-Cher, une assiette de champignons des bois, une salade de légumes locaux et de saisons, du fromage Selles-sur-Cher, du Neuville, l’un des Petit Trôo, sans oublier de prendre une part de la fameuse tarte Tatin ou une coupelle de fraises locales.
En reprenant notre visite, s’arrêter en chemin pour acheter du miel de Sologne, des biscuits Saint-Michel, ou ceux de la biscuiterie de Chambord, mais encore du chocolat Poulain, du Safran de La Chapelle-Vicomtesse, des Rondiau de Sologne (traditionnellement pour Mardi gras)…
En arrivant sur la place Saint-Martin, nous pouvons y voir des maisons à pans de bois, dont celle de la maison Saint-Martin (XVe siècle), la tour Saint-Martin (convertie en beffroi aux XVe et XVIe siècles) qui sont les restes de l’église paroissiale Saint-Martin. Aller faire d’autres emplettes au marché couvert (XIXe restauré au XXe siècle) avant d’aller admirer la sublime porte Saint-Georges (XIIIe-XIVe-XVIe.) Érigée avec les remparts, rescapée du temps, elle fait partie des quatre portes qui à l’origine contrôlaient l’entrée dans la cité.

Avant de quitter Vendôme, un dernier tour aux vestiges du château de Vendôme (XIe - XVIIe siècle) et de sa collégiale Saint-Georges, se balader dans son très beau parc aménagé au XIXe siècle en profitant du très beau panorama sur la ville, dont nous ne pouvons malheureusement citer tous les lieux qui reste encore à voir.
Toutes les infos sont à retrouver sur le site internet de l’office du tourisme de la ville, qui vous propose aussi des parcours de visite, de randonnées…

Sortons de la cité et poursuivons notre route. Sur notre trajet se trouve Suèvres et ses cinq bâtiments portés à l’inventaire des monuments historiques, dont l’église Saint-Christophe, l’église Saint-Lubin, les fortifications, et deux châteaux à proximité, celui des Forges et celui de Diziers (XVe-XVIIe restauré au XIXe siècle) tous deux propriétés privées. Rejoignons à présent la ville fortifiée de Saint-Dyé-sur-Loire pour y découvrir, entre autres, l’église Saint-Dye-sur-Loire (XVIe siècle) qui est un prieuré de l’abbaye de Pontlevoy. Les anciennes fortifications (XIIIe-XIVe siècle), le moulin de l’Écuelle. Flâner dans la commune pour y regarder ses maisons anciennes, et le manoir de Bel Air (XVIIe siècle) avant de poursuivre jusqu’à… Chambord.
Chambord ! Le village et tout le territoire de la commune sont la propriété de l’état français sous le nom de Domaine national de Chambord et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nous pouvons y admirer l’église Saint-Louis, la chapelle du Maurepas, le pont Saint-Michel, les pavillons situés aux entrées du parc, le pont des Italiens, l’hôtel Saint-Michel…et bien entendu, LE château. Ou comment d’une ancienne motte féodale à l’ancien château des comtes de Blois, sera construit l’un des plus beaux joyaux du monde où sont concentrés tout le génie architectural et les savoir-faire de la renaissance (construction à partir du XVIe siècle.)
Tant de choses à dire et de qualificatifs pour le représenter que nous manquerons de place ici pour en parler autant qu’on le voudrait. Le château de Chambord, le somptueux, le magnifique ! Domaine royal posé dans son immense écrin de verdure, lui-même le plus grand parc forestier clos d’Europe et ses superbes jardins à la française. Ce château est un chef-d’œuvre architectural et le plus vaste des châteaux de la Loire, et où Léonard de Vinci aurait laissé son empreinte.
Mais plutôt que d’en parler, si nous l’admirions, tout simplement ?

Domaine national de Chambord : Entrez dans l’univers du génie

Après en avoir pris plein la vue à Chambord, allons à Blois, ville d’art et d’histoire. Flâner dans la ville, y admirer la Cathédrale Saint-Louis (du Xe au XVIIe siècle), l’église Saint-Nicolas (XIIe-XIIIe siècle), l’ancienne abbaye Saint-Laumer (hôtel-Dieu de Blois, XIIe et XVe siècle), se promener dans les Jardins de l’Évêché et être ébloui par le panorama. Traverser le pont Gabriel, pont en « dos d’âne » avec sa pyramide qui y trône.
En vous baladant dans la cité, vous pourrez être émerveillé par son vieux centre historique, ses maisons anciennes à colombages et hôtels particuliers de la renaissance. Comme la vieille maison de l’acrobate à pans de bois, celle appelée « Buvette de la Renaissance », la maison dite la Tupinière, ancienne gréneterie (graineterie) qui servait de lieu de stockage pour les moines qui y entreposaient leurs récoltes. À voir aussi, les façades de l’Hôtel de la Capitainerie (ou de Bretagne, XVIe siècle), de l’hôtel d’Alluye (XVIe siècle) et d’autres de ces bâtisses à découvrir.

B-Blois - Carafe-Glass&co © Ville de Blois - Thierry-Bourgoin

Profiter d’une des terrasses dans les environs pour y boire une bière artisanale La Gueule de Blois (merci à l’ami Samuel Collin pour l’info) brassée à Cour-Cheverny par la Brasserie Guillaume, avec laquelle la ville de Blois s’est associée pour nous proposer quatre bières du territoire Blésois et représentant un terroir historique et culturel : une blonde La Guise pour le château, l’ambrée La Sans Doute pour la fondation du doute, la blanche La Potion pour la maison de la magie et La Bulle, une bière de saison pour la maison de la Bd. Pour une consommation sans alcool et pour se désaltérer, une bonne Eau de Blois proposée dans une belle carafe par la ville de Blois, qui a repris la gestion de son eau potable, et l’entreprise Glass&Co. Ces 4 bières et l’eau, font partis de la gamme B-Blois que la ville a lancé en partenariat avec des producteurs locaux, pour soutenir l’économie et le terroir. La gamme propose aussi des parapluies, du thé, des parfums, du miel, des biscuits...

à retrouver sur le site B-Blois de la ville.

Gamme des produits B-Blois de la ville de Blois
La Gueule de Blois © Samuel Collin

Du côté des musées, celui d’histoire naturelle qui vous accueille avec vidéo, expositions, documentations, des modules interactifs… pour vous faire découvrir landes, forêts, rivière, animaux… Si vous aimez la BD, destination la maison de la BD avec ses expositions et ses ateliers. Se rendre au Centre de la résistance, de la déportation et de la mémoire qui propose une exposition permanente où l’histoire départementale rejoint celle de l’histoire nationale.
À Visiter aussi, le Musée des Beaux-Arts qui se trouve dans l’aile Louis XII de l’incontournable superbe château royal de Blois. Le monument a été construit harmonieusement dans quatre styles différents. De la forteresse médiévale (XIIIe siècle) au style classique (XVIIe siècle, aile Gaston d’Orléans) en passant par l’art gothique (XVe siècle, aile Louis XII) et le style renaissance (XVIe siècle) pour l’aile François 1er où se trouve le fameux escalier à vis.

De nombreux spectacles, diverses manifestations et événements sont proposés à Blois tout au long de l’année. Pour en savoir plus les circuits touristiques, de cyclotourisme, fluvial, aérien…et autres lieux à visiter, se rendre sur le site internet de la ville.

Longer les rives de la Loire pour y suivre et admirer ce fleuve sauvage, ensuite rejoindre Talcy. Dans cette commune nous avons trois sites classés, l’église Saint-Martin (XVIe-XVIIe siècle), le moulin de Talcy qui se trouvait auparavant à Châtenay (Eure-et-Loir) et qui a été reconstruit à Talcy après avoir été acheté et démonté, et bien sûr, le beau château poétique de Talcy. La bâtisse a été construite au XVIe siècle sur une seigneurie datant du XIIIe et racheté en 1517 par Bernard Salviati, un cardinal et banquier Italien. Sa fille, Cassandre fut la muse de Pierre de Ronsard (grand poète dont nous avions parlé dans la première partie sur le Loir-et-Cher) et lui inspira le célèbre poème Mignonne, allons voir si la rose, le 1er du premier livre des Odes. Il écrira pour elle 182 sonnets.

Un autre poète, Théodore Agrippa d’Aubigné, protestant qui se réfugia au château pendant les guerres de religion, tomba lui aussi amoureux d’une Salviati : Diane, la petite-fille de Bernard Salviati. La fille de Cassandre compte dans sa descendance directe Alfred de Musset
Le château de Talcy est évidemment un des plus beaux patrimoines poétiques à visiter avec le concours du Centre des Monuments Nationaux ! Dans la basse-cour, on peut trouver un colombier et un pressoir. L’ensemble se trouve sur sept hectares de jardins clos.
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Quittons Talcy pour aller saluer Tintin, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol, Milou… au château de Moulinsart. Vous l’avez compris. Nous parlons bien entendu du sublime château de Cheverny qui a inspiré Hergé pour la demeure du capitaine.
Une visite qui enchantera les grands et les petits. Pour la petite histoire.
À l’origine le château était un domaine avec maisons, vignes et pressoirs lorsque la famille Hurault en fait l’acquisition ( vers le XIVe siècle). C’est au fil des générations que le domaine est agrandi et fortifié. Diane de Poitiers en fera l’acquisition, mais le château sera restitué aux Hurault suite à un long procès. Au XVIIe siècle, l’ancienne forteresse sera presque entièrement détruite et remplacée par une construction classique. Des vestiges subsistent dans les communs. Un très beau parc de 100 hectares entoure le château. Les jardins qui en font partie sont divisés en quatre thèmes, dont celui du labyrinthe qui risque de sacrément plaire aux plus jeunes et/ou les adeptes de parties de cache-cache (accompagnateurs, vous êtes prévenus.) Sur le domaine se trouvent aussi des chenils et l’orangerie datant du XVIIIe siècle. Une exposition interactive sur Tintin et Moulinsart se tient en permanence dans un espace de 700m2, et vous pouvez même louer une salle dans le thème pour vos séminaires, réceptions…

Château de Cheverny, la maquette de Moulinsart, demeure du capitaine Haddock © OTBC

D’autres activités sont proposées dans les environs, comme faire une partie de golf sur un parcours réputé instauré sur l’ancien terrain de chasse du château (et quel cadre !), la dégustation de vin, soit chez le producteur, soit à la maison des vins qui est située à l’entrée du château, pour la dégustation de vins AOC Cheverny et Cour-Cheverny. Vous pouvez aussi faire du cyclotourisme. Le secteur faisant partie des circuits proposés par la région. Nous pouvons aussi découvrir sur la commune l’église Saint-Étienne, elle aussi classée, ainsi que l’un des plus petits châteaux du Val de Loire, le joli château de Troussay (XVe-XVIIe siècle), qui vous accueillera avec plaisir pour un séjour ou pour l’organisation de réception, mariage...Les propriétaires résidant dans le château, celui-ci n’est pas entièrement ouvert au public.

Disons au revoir à Cheverny pour la cité médiévale de Mennetou-sur-Cher. D’après les informations recueillies sur Gallica : l’origine de la cité remonterait au VIIe siècle et aurait été fondée par une femme nommée Ingertrude. Le nom du village proviendrait d’un antique monastère, mais un autre document daterait la création du village au IXe siècle par Charlemagne et la cité aurait été unie à l’abbaye de Saint-Martin de Tours. Mais c’est au XIIIe siècle, sous la seigneurie d’Hervé II de Vierzon, que l’enceinte médiévale a été érigée, et dont portes et tours existent toujours, ainsi que des vestiges des remparts. En nous promenant dans le village, nous y voyons plusieurs maisons (certaines déformées) construites en pierres, torchis et colombages (du XIVe au XVIe siècle.) L’église Saint-Urbain (XIe-XIIIe-XVe-XVIe siècle) remaniée au XIXe siècle. L’ancien prieuré (il serait du XIIIe siècle), la maison Videau (XIIIe siècle), le pont-levis, entre autres.
Un village qui vaut bien un petit détour.

Cité médievale de Mennetou-sur-cher ©CDT41-cbeulle2012

Remontons vers Chaumont-sur-Loire, petite commune classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et son somptueux château. Le Domaine de Chaumont-sur-Loire fait partie des pépites du Loir-et-Cher à voir (comme tant d’autres non cités dans cet article.) Une forteresse a été bâtie à Chaumont dès le Xe siècle. Au XVe siècle, Louis XI fait tout détruire pour punir Pierre d’Amboise, mais lui restituera quelques années plus tard avec les fonds nécessaires pour sa reconstruction (XVe et XVIe.) Catherine de Médicis en fait l’acquisition en 1550. Le domaine sera un témoin involontaire de la rivalité entre Catherine de Médicis et Diane de Poitiers, et servira de monnaie d’échange avec le château des Dames (dont on parlera ultérieurement lors d’une prochaine étape) que la reine tenait absolument à récupérer. Diane de Poitiers y fera faire des travaux, ainsi que les autres propriétaires qui s’y succédèrent. Les superbes écuries ont été édifiées au XIXe siècle. Il a été cédé à l’état en 1938.

Le château de Chaumont-sur-Loire © Daniel Jolivet (Flickr)

Pour notre dernière escale dans ce département riche en patrimoines culturel et historique, rendons-nous à la cité médiévale de Montrichard (qui se prononce « Mont-Richard) qui date du XIe siècle (Montrichard-Val-de-Cher depuis 2016), et les ruines de son château fort (XIe-XIIe), l’église Sainte-Croix, dont les éléments les plus anciens dateraient du XIe siècle (puis XVIIe et XIXe siècle), la tour de la place du commerce, vestige de l’enceinte médiévale, l’église Notre-Dame de Nanteuil (XIIe-XIIIe-XVe), la fontaine de Nanteuil. Flâner jusqu’à l’hôtel d’Effiat (XVe-XVIe siècle), la fontaine Saint-Cellerin… aller dans la rue Nationale pour y regarder plusieurs maisons anciennes, comme celle dite du Prêche (XIe-XIIe siècle), et la malheureuse maison de l’Ave Maria à colombages (XVIe siècle) qui abritait l’office du tourisme, mais qui a été détruite dans un incendie volontaire en septembre 2019. Après la sécurisation des lieux, un projet de rénovation a été mis en place (mais nous n’en savons pas plus à l’heure actuelle.)

Montrichard, maison de l’Avé Maria avant l’incendie © Krzysztof Golik

En attendant de pouvoir l’admirer à nouveau, vadrouiller dans la cité pour y trouver d’autres petites merveilles. Ou bien passer par le pont qui traverse le Cher, qui bien que remanié a gardé son aspect médiéval, pour aller se balader et se détendre au Parc Plage et profiter d’une belle vue d’ensemble sur le château et la commune. L’endroit est très bien aménagé, vous pouvez, entre autres, vous y baigner (baignade surveillée en juillet et en août), vous restaurer, vous faire « toaster », ou bien au contraire vous poser à l’ombre sous un arbre avec un bon bouquin ou faire une petite sieste. Les enfants peuvent aussi profiter l’aire de jeux prévue pour eux, ou bien vous accompagner pour faire un tour de pédalos.

Montrichard, parc plage © Gérald Jalaudin

Après toutes ces activités, il ne nous reste plus qu’à nous restaurer et nous reposer, afin d’être en pleine forme avant de reprendre la route vers notre prochaine étape : la Touraine.

Bien de beaux villages, de sites touristiques à visiter, de randonnées et de belles choses à faire encore dans le Loir-et-Cher.
Pour en savoir plus à ce sujet ou concernant les différents types d’hébergements qui vous sont proposés, sur les endroits où trouver des producteurs locaux…il vous suffit d’aller sur le site internet Val-de-Loire-41.com

En raison de la crise sanitaire et du fait que les informations peuvent changer d’un jour à l’autre, il est important de bien s’informer au préalable sur l’ouverture des sites touristiques, musées…et des conditions d’accueil et horaires.

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